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En Iran, l’enquête oblige à regarder deux responsabilités
Une conclusion d’enquête est sérieuse ; elle garde son niveau de preuve et son statut.
En février, les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, alors que le pays sortait d’une répression de manifestations commencées en décembre 2025. Une mission indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examine les violences contre les civils dans ces deux contextes.
Le 17 septembre, la mission dit avoir des motifs raisonnables de croire les États-Unis responsables de frappes sur une école à Minab et un complexe sportif à Lamerd, le 28 février, et qualifie ces attaques de crimes de guerre. Elle conclut aussi à des crimes contre l’humanité dans la répression menée par les autorités iraniennes. Il s’agit de conclusions d’enquête, pas de condamnations judiciaires.[1][2]
Le statut de l’enquête ne rend pas les personnes interchangeables. Les enfants, les personnels scolaires, les manifestants et leurs familles ont subi des violences différentes, avec des responsabilités à établir pour chacune. Reconnaître les conclusions sur les frappes n’excuse pas la répression ; documenter la répression n’autorise pas à attaquer des civils.[2]
La réponse américaine arrive avant notre limite du vendredi : la Maison-Blanche rejette le rapport et le Pentagone affirme que son enquête reste ouverte, rapporte DW avec Reuters et AP. Le commandement central avait déjà nié avoir frappé Lamerd ce jour-là ; Téhéran rejette les accusations de violations systématiques. Ces démentis doivent figurer au dossier, sans effacer les éléments examinés par les experts.[2][3]
La valeur immédiate de ce travail est de rendre des actes précis discutables à partir de preuves, plutôt que de demander au lecteur de choisir une population à défendre. Reste à savoir si les enquêtes et les procédures ouvriront aux victimes une voie effective vers la justice.[1]
Comment nous arrivons à ce jugement
Ce qui a changé
Les conclusions de la mission de l’ONU visent les frappes américaines et la répression iranienne. Washington les rejette.
Pourquoi ça compte
Conserver des responsabilités distinctes et des qualifications attribuées.
Ce qui divise
Victimes et mission indépendante
- Ce qu’elle voit
- Faire établir les faits et les responsabilités.
- Ce qu’elle cherche
- Préserver une voie vers la justice.
- Ce qu’elle omet
- LeDécaf n’a pas interrogé les témoins.
Autorités américaines et iraniennes
- Ce qu’elle voit
- Contester des accusations graves.
- Ce qu’elle cherche
- Défendre leur position.
- Ce qu’elle omet
- Leurs démentis ne constituent pas ici une contre-enquête complète.
Le jugement provisoire
La mission rend les responsabilités examinables sans produire encore de condamnation ni de réparation.
Mouvement : Nouveau fil
Les reçus
Les pièces consultées et ce qu’elles permettent de vérifier. Une source peut avoir ses propres intérêts.
- Report of the independent international fact-finding mission on the Islamic Republic of Iran — A/HRC/63/61UN Independent International Fact-Finding Mission on Iran, mirrored by ecoi.net · 2026-09-17 · en
La mission retient des motifs raisonnables de croire à des crimes de guerre américains et à des crimes contre l’humanité iraniens.
- UN mission finds grounds to believe US school strike in Iran was a war crime, Tehran protest crackdown included crimes against humanityReuters via The Times of Israel · 2026-09-17 · en
Reuters établit la disponibilité des conclusions le 17 septembre et rapporte le démenti américain antérieur sur Lamerd.
- UN mission notes possible US war crimes in Iran strikesDW with Reuters and AP · 2026-09-18 · en
La Maison-Blanche rejette le rapport ; le Pentagone dit que son enquête continue.